Présentation du projet

Résumé du projet

Introduction : Chaque année, selon le Centre for Strategy & Evaluation Services LLP (2010), ce sont près de 18 millions de tonnes de fertilisants minéraux qui sont déversés sur les sols européens.[1] L’impact environnemental et social est considérable pour les humains, la terre, les rivières et la nappe phréatique. L’Union Européenne a par conséquent imposé des normes pour les fertilisants inorganiques (Directive européenne 2003/2003) pour réglementer et harmoniser le marché. Il s’agit également de réduire les effets négatifs de l’azote, du phosphore et de la potasse utilisés dans la plupart des fertilisants inorganiques/synthétiques les plus courants (l’azote se répand dans la nappe phréatique, eutrophisation des rivières et des mers pendant la phase d’utilisation, émissions d’oxydes nitreux (N2O) avec un potentiel de réchauffement considérable), sans oublier la contamination de fertilisants, polluants de la production de fertilisants. Des alternatives plus vertes, produites en grande partie par de petites entreprises ayant une activité commerciale uniquement locale sont apparues sur le marché. Elles n’ont pas encore réussi à s’imposer pour réduire de manière significative les impacts négatifs des fertilisants traditionnels.

Une solution proposée, originale et innovante : L’une des alternatives a été développée par
up-Umweltpionier (upgmbh), une PME autrichienne. Les fertilisants d’upgmbh sont 100% naturels mais, contrairement aux autres « alternatives vertes », ils ne contiennent aucun ingrédient animal. Il s’agit d’un mélange équilibré de composants organiques végétaux, de minéraux argileux inorganiques et de microorganismes permettant de reproduire les mécanismes de compostage naturels du sol, libérant des nutriments pour les plantes sur une longue période et permettant l’utilisation de doses décroissantes sur des années. Ces mécanismes permettent même d’améliorer la texture du sol, la formation d’humus, et, au final, de réduire l’érosion du sol et de fixer le carbone. Cette approche est complètement différente des fertilisants artificiels qui nourrissent immédiatement les plantes. Toutes les parties que la plante n’absorbe pas immédiatement sont perdues et s’infiltrent dans la nappe phréatique et, par conséquent, seule une augmentation de la quantité permet d’obtenir des résultats à long terme. Les fertilisants d’upgmbh ont même été classés dans la catégorie des produits alimentaires, ce qui confirme qu’ils ne présentent aucun risque (ce qui est toujours le cas lorsque l’on utilise des composants animaux, rappelons notamment l’ESB). A ce jours, ils ont été testés et produits, en Autriche, à une échelle pilote sur le gisement d’argile fournissant les matières premières.

Objectifs : Dans le cadre de ce projet, nous avons souhaité faire connaitre les effets innovants de nos fertilisants sur le marché européen : Qualité digne de produits alimentaires et réplication privilégiée sur le transport. Nous allons ouvrir la voie pour la réussite du marché vert, en prenant des mesures juridiques, commerciales et organisationnelles innovantes, pour la réplication sur le marché européen, qui sera basée sur des centres de production locaux, parce qu’il n’est pas judicieux de transporter les lourds paquets de fertilisants dans toute l’Europe. En outre, il faut encore transposer la production pilote autrichienne à un niveau industriel. Le développement de l’usine requiert une approche ACV pas à pas et intégrée.

Programme de travail et principaux résultats : Le projet commence par des tests des produits sur le terrain avec des organisations autrichiennes travaillant dans le secteur du jardinage pour assurer la mise en place de partenariats et conclure les premiers accords de partenariat stratégiques. La production pilote en Autriche (33 t, WP2) va être développée continuellement pour répondre aux objectifs de ventes du projet. Des étapes d’augmentation sont prévues pour la suite. Des expériences antérieures et des expériences avec une nouvelle ligne de production écologique en Autriche vont permettre de mettre en place un système de réplication (WP3) couvrant toutes les étapes, de l’identification des sites optimaux pour la production à la planification de la commercialisation et de la distribution. Le plan d’affaires et d’exploitation (WP4) sera développé pour surpasser les barrières identifiées sur le marché (prix plus élevés, manque de connaissance des risques associés aux fertilisants, mauvaise utilisation des fertilisants, concurrence féroce de l’industrie conventionnelle des fertilisants), par une approche extrêmement ciblée du marché pour interpeler les principaux groupes de clients (secteur du tourisme, jardiniers privés et espaces verts publics) déjà identifiés. Des activités de diffusion (WP5) seront mises en place pour consolider la stratégie commerciale.

 

Notre fertilisant montre une performance environnementale bien meilleure que celle de fertilisants moyens synthétiques/inorganiques : En ce qui concerne les émissions de GES, de polluants atmosphériques tels que le NOx et SO2, les déchets, l’eau, les ressources et l’énergie, nos fertilisants produisent en moyenne moins de 10 % d’émissions, utilisent plus de 400 fois moins d’eau lors des processus et permettent de réduire considérablement la demande en énergie.

Nous prévoyons des effets économiques et écologiques importants lors de la réplication/pénétration du marché européen et de la substitution de fertilisants inorganiques/synthétiques. En effet, nos fertilisants minéraux organiques facilitent la formation d’humus, fixent le carbone, préviennent l’érosion et ne contribuent pas aux problèmes d’azote et d’eutrophication, ne causent pas d’émissions d’oxydes nitreux lors de l’utilisation et ne contiennent aucun polluant, ce qui contribue à protéger la société et les sols européens.

 

[1] Évaluation du règlement, (CE) 2003/2003 sur les fertilisants, Rapport final 2010, p.16

 

 

Description technique avec évolution du développement

Description de la technologie, du produit ou du processus, avec les aspects innovants. Merci de détailler le site physique du projet et, le cas échéant, de préciser la capacité de production actuelle et à venir.

Le demandeur de cette proposition, up-Umweltpionier GmbH (upgmbh), une PME autrichienne, a développé des fertilisants 100% naturels mais en plus, contrairement aux autres « fertilisants verts », ils ne contiennent aucun composant animal, mais sont un bon mélange de

  • composants végétaux organiques (gluten de maïs),
  • minéraux argileux inorganiques (argilite, crème d’argile, zéolithe) et
  • microorganismes spéciaux (lacto-bacilli : Lb. Paracasei, Lb. Rhamnosus, Lb. Spezialis) afin de reproduire les mécanismes de compostage naturels du sol, libérant des nutriments pour les plantes sur une longue période et permettant de réduire les doses au fil des années. Ces mécanismes permettent également d’améliorer la texture du sol et de produire de l’humus, ces deux phénomènes contribuant à réduire l’érosion et à fixer le carbone. Cette approche est complètement différente des fertilisants synthétiques qui nourrissent directement et immédiatement les plantes grâce aux substances qu’ils contiennent. Toutes les parties que la plante n’absorbe pas immédiatement sont perdues et s’infiltrent dans la nappe phréatique et, par conséquent, seule une augmentation de la quantité permet d’obtenir des résultats à long terme.

Nos fertilisants sont sous forme de poudre, alors que la plupart des autres fertilisants sont commercialisés sous forme de granules. Pour produire des granules, nous devrions ajouter des additifs, ce qui pourrait avoir des conséquences environnementales. Le processus de granulation nécessite la production de chaleur, ce qui aurait des effets d’agglutination avec le gluten de maïs, qui réduirait l’efficacité des microorganismes et nécessiterait une production d’énergie supplémentaire.

En Autriche, nos fertilisants ont été classés comme produits alimentaires, ce qui confirme qu’ils ne présentent aucun risque (ce qui est toujours le cas lorsque l’on utilise des fertilisants synthétiques/inorganiques, et pour les plus « écologiques », du fait qu’ils contiennent des composants animaux). Étonnamment, les risques sanitaires pour les humains et les animaux évoluant sur les zones fertilisées font rarement l’objet de discussions.

Autres aspects innovants : 100% naturel, non toxique et toute une liste d’avantages environnementaux dans les phases de production et d’utilisation.

A l’heure actuelle, les fertilisants ont été produits à une échelle pilote à Kriechbaum, en Haute-Autriche, sur le gisement d’argile fournissant l’une des matières premières. Nous avons développé trois sortes de fertilisants avec différentes compositions : un pour les pelouses, un pour les fruits et légumes et un fertilisant liquide universel. La quantité de cette production pilote est très limitée (capacité max. 33t/an). Le processus est plus ou moins manuel et ne recours qu’à une seule machine verticale à mélanger, dans laquelle nous versons les composants à mélanger. Une fois que le produit est mélangé, nous remplissons à la main des sacs de 10 à 25 kg. Une petite balance nous permet de vérifier le poids du sac. Nous fermons les sacs avec une petite machine à coudre spéciale pour sacs. Chaque étape est réalisée à la main sans aucun système d’automatisation.

Le processus de production pilote ne correspond pas à une production réelle qui engage de nombreuses ressources humaines et génère des coûts élevés, mais aussi parce qu’il ne permet de traiter que de petites quantités de matières premières que nous achetons au prix fort.

La production pilote a été indispensable pour pouvoir fournir des fertilisants pour des tests sur le terrain (cf. ci-dessous). Parallèlement, nous avons vendus quelques sacs de fertilisants (par notre propre site web[2] et en coopération avec « Bild der Wissenschaft »[3], qui fait uniquement de la promotion de produits avec une « touche scientifique » et qui ne s’adresse pas vraiment à notre groupe cible futur), afin de récolter le feedback des premiers utilisateurs. Pour étoffer les retours, nous avons également fourni des fertilisants gratuitement à des utilisateurs potentiels autour de notre site pilote.

Le nombre limité de résultats des tests sur le terrain et l’infrastructure de production ne nous ont pas encore permis de pénétrer le marché.

Dans le cadre de ce projet, nous prévoyons d’augmenter la production à l’échelle industrielle sur le site de Kriechbaum (Autriche), selon un modèle par étapes de développement :

 

Étape 1 | De la production pilote à ECO/12/333065 Natural Fertilizer (2010-2013)

La capacité de départ a été définie selon une production pilote en Autriche. La production envisageable de fertilisants a été fixée à environ 33 tonnes par an. La limite fixée par ce chiffre est due d’une part à un nombre limité de ressources humaines mais aussi au manque de ressources matérielles de la société KAMIG pour produire le fertilisant. Au début, nous avons eu des difficultés faute de silos, de savoir-faire et à cause du manque d’outils. Ces faits nous ont limité et nous n’avons pas pu produire plus de fertilisants que prévu en 2010 et 2012. En outre, nous n’avons pas pu vendre plus de fertilisant au début. Au vu de ces circonstances, il n’aurait pas été judicieux d’augmenter la production. En outre, nous avons dû faire face au problème du stockage à sec des fertilisants sur le site de production, pendant le transport et sur les sites de distribution. Les souris et autres animaux ont également posé un problème et engendré d’énormes pertes matérielles et financières. En 2013, nous avons produit/vendu près de 35 tonnes de notre fertilisant naturel.

 

Étape 2 | du début du projet à mars 2015 (2014-2015)

En 2014, nous allons réduire le temps de préparation du processus de production en consolidant notre savoir-faire en matière de processus de production. Pour cela, nous devons désigner 2 employés pour la production. Nous allons également réorganiser le travail à l’intérieur afin de mieux utiliser le temps de production. Nous allons, en outre, mettre au point un contrat de fournisseur pour assurer la disponibilité du gluten de maïs. Nous allons réduire le problème de stockage en achetant un conteneur. À l’heure actuelle, c’est le seul moyen que nous voyons pour éloigner les souris de nos produits.

 

Étape 3 | d’avril 2015 à la fin du projet (2015-2017) en 2 étapes

Étape 1

upgmbh sera en mesure d’organiser la production sur un site, sur le site de production de Kriechbaum (Autriche). Jusqu’alors, nous devions transporter tous les éléments et ingrédients requis des différents magasins jusqu’à la station de mélange. Cela nécessitait plus de temps et plus d’un ouvrier. Le temps de préparation de la production est encore très élevé.

Nous prévoyons cependant de mettre l’ensemble du processus de production sur un site dans le hall. Nous espérons que la production pourra ainsi augmenter. Outre cette optimisation, nous avons pu commencer à produire en équipes. C’est ce que nous ferions en fonction des chiffres à venir. Outre ces possibilités supplémentaires, nous allons augmenter la production à 140 tonnes en 2015 (D2.2 produit à livrer courant M22)

Étape 2

Pour pouvoir réaliser le D4.8 produit défini, nous devons augmenter encore plus la capacité de production. Pour cela, nous devons ajouter des conteneurs, afin de pouvoir produire un grand nombre de produits en sacs et de les stocker sur des palettes (à l’abri des souris et de l’humidité), pour augmenter le processus de production. Nous disposons également d’employés travaillant pour KAMIG et disposant des compétences nécessaires pour mettre en place des systèmes de transport automatisés. Ce travail reste planifiable et peut être réalisé par les employés de KAMIG sur le site de production de Kriechbaum. Nous avons là, en effet, des ouvriers disposant des compétences requises et de l’équipement requis. Cela nous permettra de produire/fournir les quantités convenues d’au moins 240 tonnes pour la 3e année du projet – D 4.8 à livrer courant M36.

 

Étape 4 | Jusqu’à 2 années après la fin du projet (2017-2019)

Après avoir vendu 240 tonnes la 3e année du projet, nous allons investir l’argent nécessaire du cash-flow pour augmenter la production. La production s’élèvera à au moins 400 tonnes sur les 2 années suivant le projet (correspondant à D2.12 produit). La production effective correspondra aux ventes à ce moment-là.

 

En adaptant légèrement le site de production existant, nous serons en mesure d’implémenter la capacité de production requise en fonction des prévisions de vente pour après 2017.

 

[2] http://www.umweltpionier.at/

[3] http://www.wissenschaft-shop.de/Geschenkideen/Geschenke-fuer-Ihn/up-Biologischer-Rasen-und-Pflanzenduenger.html?force_sid=38f2475638e0a9a1fdafaaac17378518

 

 

Explication de la composition du consortium

Liste des participants

N° du participant Nom du participant Nom abrégé du participant Pays Rôle principal au sein du Consortium
1 (CO) up-Umweltpionier GmbH upgmbh AT Coordinateur, mettant en place la production à l’échelle industrielle en Autriche, stratégie commerciale
2(CB) Ing. Johann Daxner GmbH Daxner AT Partenaire consultant technique responsable de l’usine/des machines pour le principal processus de production
3(CB) OBL Systemvertrieb GmbH OBLSys AT Partenaire consultant technique responsable de l’usine/des machines pour le processus de conditionnement
4(CB) « Kamig » Österreichische Kaolin- und Montanindustrie Aktiengesellschaft Nfg. Komm.Ges. KAMIG AT KAMIG est propriétaire à 100% d’upgmbh, gérant le gisement d’argile sur le site de production du fertilisant. Le personnel de KAMIG fera partie du processus de mise à l’échelle industrielle. La société fournira le responsable de l’usine à long terme. 

* La numération et les noms des participants doivent être identiques à ceux utilisés dans les parties A et C
CO : Coordinateur, CB : Co-bénéficiaire

 

Brève description des participants et explication de la composition du consortium

Le coordinateur, upgmbh, a réalisé les travaux préalables pour les fertilisants faisant l’objet de ce projet. Dans le cadre de ce projet, la production de ces fertilisants va passer à l’échelle industrielle. Le site de production se trouve sur le gisement d’argile de KAMIG et KAMIG détient la société upgmbh. Le personnel de KAMIG va permettre à la production d’upgmbh de passer à l’échelle industrielle.

Les partenaires Daxner et OBLSys vont planifier et mettre en place les machines. Leur principale motivation pour ce projet est la mise en place des exigences les plus élevées pour les usines innovantes ainsi que l’acquisition de nouvelles connaissances pour les projets à venir, notamment dans le domaine de l’éco-innovation. Ces partenaires devraient même acquérir l’exclusivité pour la construction d’usines sur les futurs sites partenaires de l’UE.

 

Les acteurs clés suivants sont intégrés au projet en tant que sous-traitants :

 

Dagmar Diwok : Expert senior allemand en gestion durable d’entreprises et de destinations. Dagmar Diwok est impliqué et responsable depuis 1992 dans des projets UE régionaux et nationaux dans les domaines du développement durable, notamment dans les secteurs du tourisme et des zones protégées. Principaux projets : INTOUR – 2010 – 2013 – (http://www.travelife.eu/index.php?id=1&mid=346) : Dagmar Diwok était responsable de l’implication et de la formation d’opérateurs touristiques et d’hôtels italiens selon le schéma de durabilité de TRAVELIFE, l’organisation d’événements, la coordination et la diffusion. Depuis 2009, elle est présidente de l’Agenda 21 local de Garmisch-Partenkirchen (http://agenda21-garmisch-partenkirchen.de/) et entre 2005 et 2009 elle a été présidente de l’ONG italienne ACTA (http://www.actanet.it).

Dagmar Diwok dispose d’une grande expérience dans divers champs qui seront un atout considérable dans ce projet :

  • Elle maîtrise le sujet en allemand, en italien, en roumain et en anglais.
  • Elle a une grande expérience dans les projets UE nationaux, notamment dans la coordination, la diffusion et l’exploitation de projets, et sera donc en mesure d’assister le coordinateur pour qui les projets UE sont une nouveauté.
  • Elle connait également l’éco-innovation et cette partie du projet en particulier.

Dagmar Diwok sera interprète lors des réunions et traduira également les documents de recommandation utilisés sur le terrain et le matériel de diffusion (sur papier et sur le site web). Elle travaillera pour des livraisons spécifiques, expliquées dans le cadre du WP5. En général, elle participera au projet en tant que sous-traitant.

 

Franz Ottner[4] : Professeur universitaire autrichien à la BOKU (University of Natural Resources and Life Sciences, Vienne) et expert en géologie, minéralogie appliquée et minéralogie de l’argile. Depuis 1990, il est impliqué dans de nombreux projets nationaux et internationaux dans les secteurs de la géologie appliquée, et de la science des ressources naturelles et des sols. Il apportera au projet ses analyses des sols des zones de réplication.

 

Horst Lunzer[5] : Spécialiste ACV autrichien avec plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de l’ACV, en tant que chercheur mais aussi en tant que collaborateur et consultant auprès d’entreprises dans la mise en place de la durabilité. Horst Lunzer a déjà contribué en grande partie à l’étude d’ACV réalisée sur nos fertilisants. Il poursuivra ces travaux dans le cadre du projet afin d’assurer une ACV intégrée et une approche d’éco-design.

 

Orlando Cavedoni : Expert en commerce et ventes, transactions internationales. Ingénieur en chimie, expert en matériaux bruts pour l’industrie céramique et l’industrie du papier, consultant international avec une expérience internationale dans l’industrie et la recherche des secteurs de la mine et des matériaux. Il intègrera le projet en tant que consultant, notamment lors de la WP4.

 

[4] https://forschung.boku.ac.at/fis/suchen.person_uebersicht?sprache_in=de&menue_id_in=101&id_in=194

[5] www.drlunzer.eu

 

 

Une valeur ajoutée européenne

Avantages de la proposition au niveau européen

Ce projet vise une réplication sur le marché européen et n’a de sens qu’au niveau européen.

Du point de vue du marché, le groupe cible d’autorités locales et leurs procédures d’approvisionnement suivront de plus en plus les directives d’approvisionnement européennes publiques. Un produit véritablement européen sera plus à même de répondre à cette demande, notamment avec un certificat d’écolabel européen. Le groupe cible tourisme, notamment les hôtels, sont en partie organisés en chaînes européennes/internationales. Ils suivent donc une politique d’approvisionnement européenne et recherchent donc des produits disponibles pour tous les partenaires de la chaîne.

Une telle collaboration a également pour objectif la promotion d’un consensus auprès des petits et moyens producteurs européens pour des normes communes relatives aux fertilisants naturels.

Au vu des avantages environnementaux, nous prévoyons de déclencher des effets considérables qui ne pourront être réalisés que dans le cadre d’un projet à l’échelle européenne. Ces effets sont conformes à l’European Thematic Strategy for Soil Protection, [SEC(2006)620]/[SEC(2006)1165], établissant que l’objectif général est la protection et l’utilisation durable du sol en prévenant une dégradation des sols et en en préservant les fonctions, en restaurant les sols dégradés pour leur redonner un niveau de fonctionnalité conforme au moins à une utilisation actuelle prévue. Nous contribuons également à l’implémentation de la Directive 2004/35/CE établissant que « “Les mesures nécessaires sont prises afin de garantir au minimum la suppression, le contrôle, l’endiguement ou la réduction des contaminants concernés, de manière à ce que les sols contaminés, compte tenu de leur utilisation actuelle ou prévue pour l’avenir au moment où les dommages sont survenus, ne présentent plus de risque grave d’incidence négative sur la santé humaine. L’existence d’un tel risque est appréciée au moyen de procédures d’évaluation des risques qui prennent en compte les caractéristiques et la fonction des sols, la nature et la concentration des substances, préparations, organismes ou micro-organismes nocifs, leur dangerosité et leurs possibilités de dispersion. »

Suite à la réduction des ressources utilisées par rapport aux fertilisants « conventionnels », nous contribuons également à la feuille de route finale pour une Europe utilisant efficacement les ressources, COM (2011) 571.

Enfin, notre produit et l’orientation commerciale de tous les partenaires du consortium sont conformes à la COM (2011) 899 finale : Innovation pour un avenir durable – Le plan d’action en faveur de l’éco-innovation (PAEI) et toutes les stratégies et initiatives pour la promotion d’une économie verte dans l’UE.

Les barrières du marché à l’échelle européenne, défis environnementaux et solutions

Nous devons prendre en compte la sensibilité à des solutions vertes et aux problèmes de santé pour que notre fertilisant puisse pénétrer le marché. Les différences entre les régions européennes en matière de sensibilité sont une barrière européenne que nous allons surmonter dans le cadre de notre projet en développant une stratégie commerciale (nous attendons les conclusions correspondantes de nos essais sur le marché).

 

En matière de règles d’admission, nous comptons demander l’inclusion dans la liste des fertilisants CE conformément à la directive (CE) N° 2003/2003. Il n’existe pas de réglementation européenne sur les fertilisants organiques ou de labels correspondants. Les barrières du marché sont donc des réglementations et normes nationales. Pour les surmonter, nous allons réaliser une analyse détaillée de toutes les normes et règles d’admission nationales pertinentes des pays membres de l’UE. A partir de cela, les fertilisants seront conformes à toutes les normes pour obtenir les différents labels nationaux.

En Autriche, les fertilisants ont déjà les autorisations nécessaires.

Pour l’Allemagne, les fertilisants seront d’abord classés selon la Deutsche Düngemittelverordnung (ordonnance allemande sur les engrais). D’après les premières informations du ministère de la nutrition, de l’agriculture et de la protection des consommateurs [6], nos fertilisants n’auraient pas besoin d’analyses scientifiques supplémentaires. En Allemagne, ce sont les organismes de contrôle des Länder qui sont responsable des autorisations[7].

Niveau de coopération européen au projet

Les partenaires du projet viennent d’Autriche, avec un sous-traitant allemand et un italien. La stratégie de diffusion prévoit une diffusion à l’échelle européenne et des contrats avec des organisations européennes. Pendant le projet et au-delà de ce dernier, nous envisageons la réplication et la transférabilité au sein des 27 pays de l’UE.

 

[6] Bundesministerium für Ernährung, Landwirtschaft und Verbraucherschutz

[7] Düngemittelverkehrskontrollstellen der Bundesländer (Organes de contrôle des engrais des Länder)

 

 

Programme de travail

Explication et structure du programme de travail divisé en lots de travail

Le programme de travail vise une amélioration pas à pas du processus de production des fertilisants et des étapes vers une réplication sur le marché européen :

Le projet démarre par WP2, « une légère industrialisation » en Autriche, qui devrait fournir des capacités de production améliorées pour atteindre les chiffres de vente fixés pour la 3e année dans le cadre du projet courant M36.

Le WP3 prévoit la première ébauche du système de réplication sur le marché.

WP3 débouche sur un système de réplication prêt à être appliqué sur l’Europe. Au cours de WP3, les partenaires potentiels de franchise seront identifiés et des accords avec les futurs partenaires de franchise seront conclus pour réaliser ces activités locales.

Le plan d’affaires et d’exploitation WP5 démarre peu après le lancement du projet et le plan d’affaires est nécessaire au système de réplication du marché.

Les lots de travail obligatoires, WP1 : gestion et WP5 : diffusion, répartis sur l’ensemble du projet, complètent le programme de travail.

 

Diagramme résumant et illustrant l’explication de notre programme de travail

up-programm